| Essai
Routier
BRP Spyder
Manuel SM5 et semi-automatique SE5
L’an dernier j’avais
déjà fait l’essai du Spyder à
deux reprises, le premier à Québec et
le second à Valcourt, cette année je voulais
voir les modifications apportées au modèle.
Question tuning et accessoires et naturellement faire
l’essai du nouveau modèle à transmission
séquentielle électronique à 5 rapports
(SE5).
Le moteur demeure inchangé, soit un bicylindre
en V de 990cm3, double ACT, 4 soupapes par cylindre
alimenté par injection et équipé
d'un refroidissement liquide. Ce moteur d'origine BRP-Rotax
équipe déjà la gamme 1000cm3 chez
Aprilia et semble faire preuve d'une bonne fiabilité
depuis des années. La boîte de vitesse
séquentielle possède 5 rapports, le sixième
ayant été utilisé pour la marche
arrière. Deux modes de transmissions sont disponibles,
une séquentielle manuelle dénommée
SM5 avec un embrayage au levier gauche sur le guidon
et un sélecteur au pied gauche (comme sur une
moto) ou une séquentielle électronique
(SE5) sans embrayage, mais avec une commande par gâchette
au guidon gauche un peu comme sur un VTT.
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La transmission finale est assurée
par une courroie sans entretien, comme celle utilisée
sur de grosses cylindrées. Les pneus avant (165/65R14)
et arrière (225/50R15) sont de type automobile, montés
sur des jantes en aluminium. La direction avant est composée
de deux bras triangulaires doubles avec barre stabilisatrice,
dont la suspension peut s'ajuster en précharge. L'arrière
est constitué d'un bras oscillant avec un amortisseur
également ajustable.
Toujours équipé de ses systèmes
informatiques de sécurité anti-patinage, anti-roulis,
anti-déstabilité, anti-bleu, anti-ci, anti-ça,
le Spyder demeure agréable à conduire et performant.
Beaucoup plus proche de la conduite d'une motoneige que d'une
moto, le Spyder sait plaire. Naturellement, les puristes motards
dénigrent le Spyder et son style unique, mais qu'ils
ne leur en déplaisent, le Spyder roule bien et s'adresse
à une clientèle autre.
Sur le Spyder, tout est question de sécurité,
on y prend place comme sur une moto ou motoneige, l’effet
est surprenant visuellement avec le train avant aux dimensions
généreuses. La selle est particulièrement
confortable à l’avant comme à l’arrière,
la position des bras est normal et tombe bien sur le guidon.
Les genoux sont placés contre la carrosserie et les
reposes pieds sont de bonnes dimensions. Le frein unique,
situé à droite demande cependant une période
d’adaptation.
La nouvelle transmission électronique
permet de s’arrêter au feu en première
vitesse comme avec une transmission automatique conventionnelle.
Les changements se font simplement à l’aide d’un
bouton sur la poignée gauche, actionné avec
le pouce. Pour rétrogradé, il suffit d’utiliser
le bouton opposé avec l’index, dans un mouvement
naturel de la main. Cette option selon moi demeure une solution
facile pour les amateurs n’appréciant pas les
embrayages et changements de vitesses sportives. Une facilité
supplémentaire pour ceux qui n’aiment pas gérer
les aléas de la route,... qui est correcte en soit,
chacun y trouve son compte.

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a |
D’une stabilité
incroyable le Spyder propose tout de même une conduite
sportive, prenez garde au premier virage, les techniques
sont différentes et impose une certaine force sur
le guidon, quitte à contrebalancé les forces
avec une sortie de fesse en virage en contrepoids (comme
en motoneige ou en VTT). Aucune vibration au guidon et
le moteur fait preuve d'une souplesse jusqu'à la
barre des 6000tr/min au-delà de laquelle il devient
plus vif. La zone rouge est à 9500tr/min.
Sur le modèle en essai(noir mat), mon Spyder
avait en option un nouvel échappement plus sport
avec une sonorité qui rappelait un twin. Une
note supplémentaire aux plaisirs de l'essai en
cours. Très pratique en ville, le Spyder descend
les rapports tout seul sous les 2000tr/min et permet,
de toujours s'arrêter en première vitesse,
prêt à repartir. Pour le passager, les
grandes poignées offrent un bon maintien, mais
on se doit aussi de faire corps avec le pilote et non
pas avec la machine, surtout sans dossier, le passager
doit donc être actif.
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En
conclusion
Plusieurs produits facultatifs sont maintenant
disponibles, jantes bi-ton en aluminium polis avec enjoliveurs
de roues et d'étrier de freins, renforts de genoux,
housse de selle, sac de rangement intérieur, bulle
ultra-sport fumée et couvre selle passager, etc. Le
Spyder est avant tout une machine faite pour se promener avec
une efficacité étonnante sur tout type de revêtements.
L'ergonomie est excellente, la sécurité exemplaire
et la prise en main facile avec la nouvelle boîte SE5.
Pour ceux qui désirent prendre la route en toute sécurité,
sans tracas d'équilibre, de changement de vitesse,
mais qui veulent avoir une sensation plus sportive qu'une
décapotable ! |
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