| Essai
routier
Aprilia Shiver
Tout nouveau, tout beau...avec du
chien à revendre !
L’Aprilia Shiver
est un nouveau venu sur le marché. Ce 750cm3,
un bicylindre en V à 90°, offre de belles
promesses sur le marché des « Naked
bike ». Avec son look distinctif et une ligne
anguleuse, agressive et sportive. La Shiver unique dans
son créneau de « mid roadster »
propose une forme géométrique unique et
visuellement associé à la forme d’un
diamant. Autant dans la forme de son phare optique et
son compteur, jusqu’à la forme de ses rétroviseurs
et les petits clignotants plutôt discrets.
La forme prépondérante du design se retrouve
même à l’arrière avec les
deux silencieux positionnées sous la selle. Les
roues dotées de fines branches agrémente
le coup d’œil avec les pneumatiques de bonnes
dimensions soit de 120/70 ZR17 à l’avant
et de 180/55 ZR17 à l’arrière. Le
cadre mixte, tubulaire en treillis dans sa partie supérieur
et en aluminium dans sa partie inférieur en un
seul bloc, présente un raffinement dans sa construction
et son efficacité.
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Côté look aucun argument à redire, simple
et élégante la Shiver approche la perfection.
Finition toute italienne, elle démontre finesse et
esthétisme d’une roue à l’autre.
Une fois en selle, malgré une hauteur annoncée
de 810 mm, on remarque une selle large qui peut nuire aux
personnes de moins grandes tailles.
Dans mon cas, pas de problème mon 1m80 me positionne
bien les pieds au sol, malgré ce léger inconfort,
question d’adaptation plus que de mauvais design de
la part d’Aprilia. Comme sa sœur la Tuono le rayon
de braquage est large et demande une certaine habilité.
La fourche en fait, s’appuie rapidement sur les montants
du châssis limitant les virages serrés à
baisse vitesse.
Une fois en route la souplesse de la Shiver pardonne sa lourdeur
à l’arrêt. Son bicylindre ronronne tout
en douceur avec une sonorité discrète et mélodieuse,
sans vibration excessive. Son compteur facile de lecture affiche
tout comme la Tuono les informations en cinq langues. On y
trouve, un compte-tours analogique, à droite un affichage
digital, la vitesse, le rapport engagé, la température
extérieure, l'heure. En plus d'un témoin de
réserve (pas de jauge). Le compteur demeure un véritable
ordinateur de bord proposant de nombreuses informations supplémentaires
: deux kilométrages journaliers, la vitesse maximum
atteinte, la vitesse moyenne, la consommation moyenne et instantanée,
de régler les contrastes d'affichage et même
de modifier le régime maximum.
Nouveau chez Aprilia, la technologie ride-by-wire procure
une puissance linéaire déjà utilisé
par plusieurs japonaise de la gamme. Avantage certain dans
la maîtrise de la consommation et de la pollution.
Très facile à
prendre en main, avec une position confortable et verticale,
prenant appuie au niveau des mains et des pieds de façon
presque naturel. La Shiver permet avec son système
informatique intégré de choisir le mode
de conduite, R pour
« rain » , S pour « sport »,
et T pour « tourisme ». Le mode sport étant
le plus fringuant, le moteur est ainsi sollicité
avec rigueur, les accélérations sont franches
et radicales pour une 750 cm3, la roue avant peu facile
s’alléger et présente même
une certaine perte d’adhérence sur mauvais
pavage. |
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Voir même du guidonnage en condition plus extrême.Le
mode « tourisme » propose une conduite plus confortable
diminuant le régime de 1000 tr/min par rapport à
une même vitesse. Les changements se font plus en douceur
et la conduite de la moto moins incisive, mais toute aussi
agréable.Le mode « rain» désigne
bien son application, cette fois une autre tranche de 1000
tr/min est retranché des performances moteur pour une
conduite évitant les pertes d’adhérence.


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La Shiver demeure maniable
et enchaîne les virages avec aisances, sans nuire
au confort du pilote. Son freinage est plus que puissant
avec deux disques flottants de 320mm avec des étriers
radiaux à pistons à l’avant et un
disque de 245mm à l’arrière. Au-dessus
de 130km/h une sensation de légèreté
du train avant se fait sentir, un manque de fermeté
de la fourche ou de répartition des poids en
serait-elle la cause?
En conclusion
La Shiver est une moto facile d'accès, pour
débutant et pour pilotes non chevronnés.
Fidèle à l’identité du nom
Aprilia par un design et une technologie bien italienne.
Elle demeure un achat intéressant pour la polyvalence
de son moteur et de sa cylindré. Un beau «
mid roaster » dans une classe à part.
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